Exercice corrigé de thermodynamique
L'évapotranspiration d'un grand arbre : un climatiseur naturel ?
Exercice 2 · Leçon 2 — Historique de la thermodynamique et de la calorimétrie
- ordre de grandeur
- évapotranspiration
- arbre
- chaleur latente
- puissance frigorifique
- climatiseur
- COP
Énoncé
Lors d’une journée chaude et sèche, un grand arbre disposant d’une alimentation suffisante en eau peut évapotranspirer un volume d’environ . La transpiration ayant principalement lieu à la lumière, on supposera qu’elle se répartit sur une durée de douze heures. On considère enfin que le feuillage de l’arbre couvre au sol une surface . On donne la masse volumique de l'eau et sa chaleur latente de vaporisation à pression atmosphérique :
- Calculer la masse d'eau évapotranspirée par l'arbre pendant la journée, puis l'énergie nécessaire pour vaporiser cette eau.
- Expliquer pourquoi cela produit un effet refroidissant.
- Calculer la puissance refroidissante moyenne de l'arbre par mètre carré, pendant les douze heures de transpiration active.
- Pour comparaison, on considère un climatiseur alimenté par une puissance électrique , de coefficient de performance frigorifique , refroidissant une pièce de surface . Par définition, où est la puissance thermique extraite de la pièce. Calculer la puissance frigorifique du climatiseur, puis sa puissance frigorifique par mètre carré de pièce. Comparer avec les résultats obtenus pour l'arbre.
- Pourquoi ne peut-on pas conclure que l'arbre et le climatiseur produisent exactement le même refroidissement ressenti, même si leurs puissances par unité de surface ont le même ordre de grandeur ?
- À votre avis, peut-on refroidir chez soi avec de nombreuses plantes d'intérieur ? (Culture générale : la réponse dépend de processus biologiques.)
Indication
Solution détaillée
L'énergie nécessaire pour vaporiser cette eau vaut donc L'ordre de grandeur est donc le gigajoule. La puissance refroidissante moyenne de l'arbre pendant cette période vaut Rapportée aux couverts par le feuillage, Vérification de vraisemblance : cette énergie provenant essentiellement du rayonnement solaire absorbé (question 2), il est rassurant de constater que est du même ordre de grandeur que l'éclairement solaire reçu au sol par temps clair, de l'ordre de au maximum et de quelques centaines de en moyenne sur la journée. Cela confirme qu'un arbre bien alimenté en eau, lors d'une journée chaude et ensoleillée, peut évacuer par transpiration une fraction substantielle de l'énergie solaire qu'il reçoit. Rapportée à la surface de la pièce, Dans ce modèle, l'évapotranspiration est donc environ cinq fois plus puissante, par unité de surface, qu'un climatiseur résidentiel ordinaire.