Exercice corrigé de thermodynamique
Gaz parfait bidimensionnel
Exercice 31 · Leçon 6 — Structure mathématique : les relations fondamentales
- gaz parfait
- basse dimension
- équation d'état
- relation fondamentale
- adiabatique
- électrons 2D
Version de travail — cet exercice est encore en cours de relecture.
Énoncé
On considère particules monoatomiques confinées dans un plan de surface (gaz parfait 2D). L'énergie ne dépend que de la température et vaut (deux degrés de liberté par particule). L'équation d'état est .
- Montrer que à une constante près, en utilisant et .
- Vérifier que est homogène de degré 1 et calculer .
- Le gaz subit une détente adiabatique réversible. Montrer que avec en 2D.
- Comparer à un gaz 3D monoatomique (). Pourquoi un gaz d'électrons 2D en métal (couche de surface) est-il qualifié de « basse dimension » en thermodynamique ?
Indication
Solution détaillée
Question 2. : extensivité OK. En dérivant par rapport à (même calcul qu'à l'exercice de Sackur-Tétrode, avec ici un terme au lieu de ) : donc — un terme proportionnel à , et non une simple constante. Question 3. Adiabatique : . Avec : , donc , soit avec . Question 4. En 3D, : l'exposant adiabatique vaut en 2D contre seulement en 3D. Comme le long d'une adiabatique, une même compression relative échauffe donc davantage le gaz 2D que le gaz 3D : la température y est plus sensible aux variations de surface, car il y a moins de degrés de liberté pour absorber l'énergie mécanique reçue. Les électrons 2D ont par ailleurs une densité d'états constante en énergie (contrairement à la densité en du cas 3D), d'où des lois thermodynamiques qualitativement différentes du gaz 3D — phénomène clé en matière condensée, accessible ici via le seul formalisme général de la relation fondamentale.