Solution
1. Dans une pompe adiabatique parcourue par un liquide presque incompressible, le travail reçu par unité de masse est
wp=∫P1P2vdP.
Comme v≃v1 est presque constant,
wp≃v1(P2−P1),h2=h1+wp.
Pour l'application numérique, la différence de pression vaut P2−P1=10,00×106−0,010×106=9,99×106Pa. Donc
wp=v1(P2−P1)=1,010×10−3×9,99×106=1,009×104Jkg−1≃10,1kJkg−1.
La pompe reçoit ce travail, d'où h2=h1+wp≃201,9kJkg−1.
2. L'isentropique impose
s4=s3. À la sortie, le fluide est diphasique, donc son entropie et son enthalpie s'écrivent
s4=sf+x4sfg,h4=hf+x4hfg.
Ici hf=h1, car l'état 1 est le liquide saturé à la pression du condenseur. En isolant le titre dans la première relation,
x4=sfgs3−sf,h4=h1+x4hfg.
L'application numérique donne
x4=sfgs3−sf=7,49966,5995−0,6492≃0,793.
Puis
h4=h1+x4hfg≃191,8+0,793×2392,1≃2089kJkg−1.
3. La turbine est adiabatique : le travail qu'elle fournit par unité de masse est sa chute d'enthalpie,
wt=h3−h4.
La pompe consomme wp, donc le travail net fourni par le cycle est
wnet=wt−wp=(h3−h4)−(h2−h1).
La chaudière, sans travail mécanique, apporte
qin=h3−h2.
Le rendement thermique est par définition
η=qinwnet.
Numériquement,
wt=3375,1−2089≃1286kJkg−1,wnet=1286−10,1≃1276kJkg−1,qin=3375,1−201,9=3173,2kJkg−1,
puis
η≃3173,21276=0,402,
soit environ $40{,}2 \%$ dans ce modèle idéal. $ 4. La puissance nette est
W˙net=m˙wnet≃100×1276kW=128MW.
Le titre x4≃0,79 signifie environ 21% de liquide en masse en sortie. Cette humidité est trop importante pour une turbine réelle, ce qui justifie notamment le recours à la surchauffe et à la resurchauffe.