Exercice corrigé de thermodynamique
Compression adiabatique : progressive ou brutale
Exercice 13 · Leçon 4 — Le premier principe de la thermodynamique
- compression adiabatique
- transformation réversible
- transformation irréversible
- loi de Laplace
- pression extérieure constante
Version de travail — cet exercice est encore en cours de relecture.
Énoncé
Un cylindre vertical de section , aux parois calorifugées, est fermé par un piston calorifugé de masse négligeable, mobile sans frottement. Il contient g d'hélium (gaz parfait monoatomique, g/mol, ) dans les conditions initiales K, bar. On prendra .
- Calculer le nombre de moles et le volume initial .
- On dépose très progressivement, grain par grain, une masse totale kg de sable sur le piston. Justifier que la transformation peut être considérée comme réversible, et calculer le taux de compression . La valeur de dépend-elle de la façon de déposer le sable ?
- Calculer et dans l'état final.
- On repart de l'état initial et on dépose cette fois les 100 kg d'un seul coup : le gaz subit brutalement la pression extérieure constante . En appliquant le premier principe, montrer que et calculer et .
- Comparer et . Laquelle des deux compressions échauffe le plus le gaz ? Interpréter.
- Depuis l'état de la question 4, on retire brutalement tout le sable. Déterminer l'état final . Revient-on à l'état initial ? Conclure.
Indication
Solution détaillée
Question 2. Chaque grain ne déséquilibre le piston que de façon infinitésimale : le gaz passe par une succession continue d'états d'équilibre (transformation quasi-statique sans frottement, donc réversible). L'équilibre final du piston donne ne dépend que de l'équilibre des forces, pas du chemin : il serait le même en déposant la masse d'un coup. Question 3. Loi de Laplace : Question 4. La transformation est brutale : seule la pression extérieure est définie, et , . Premier principe : D'où , ce qui est bien pour . Numériquement K et L. Question 5. : la compression brutale échauffe davantage, à taux de compression identique. Pendant la transformation brutale, le gaz est hors équilibre et la totalité du travail (calculé avec la pression finale, la plus élevée) lui est fournie : il reçoit plus de travail que dans le cas réversible. Cette différence est la signature de l'irréversibilité, que le second principe quantifiera à la leçon suivante. Question 6. Même raisonnement depuis avec , soit un rapport : On ne revient pas à l'état initial : après un aller-retour brutal, le gaz est plus chaud ( K au lieu de K) et plus dilaté. Le cycle de manipulations est identique, mais l'histoire ne s'efface pas : les transformations brutales sont irréversibles.