Exercice corrigé de thermodynamique
Détermination de la capacité thermique d'un métal par la méthode des mélanges
Exercice 4 · Leçon 2 — Historique de la thermodynamique et de la calorimétrie
- calorimétrie
- méthode des mélanges
- capacité thermique massique
- calorimètre
- chaleur spécifique
- valeur en eau
Énoncé
On souhaite mesurer, comme le faisait déjà Joseph Black au XVIIIe siècle, la capacité thermique massique d'un métal inconnu par la méthode des mélanges : on chauffe un échantillon de ce métal, de masse , jusqu'à , puis on le plonge rapidement dans un calorimètre contenant d'eau () initialement à . On mesure, une fois l'équilibre thermique atteint, . Dans un premier temps, on néglige la capacité thermique propre du récipient du calorimètre (parois, agitateur, thermomètre).
- Écrire, comme à l'exercice précédent, la conservation de l'énergie du système isolé métal, eau, en faisant apparaître comme seule inconnue.
- En déduire l'expression littérale de , puis sa valeur numérique. À quel métal usuel cette valeur correspond-elle approximativement (comparer aux valeurs de référence : aluminium , fer , cuivre , plomb ) ?
- En réalité, le récipient du calorimètre lui-même absorbe une partie de la chaleur cédée par le métal. On modélise cet effet par une valeur en eau : tout se passe comme si le calorimètre se comportait comme une masse supplémentaire d'eau. Reprendre le calcul de en tenant compte de , et commenter le sens de la correction (le corrigé est-il plus grand ou plus petit que celui de la question 2 ?).
- Pourquoi est-il essentiel, expérimentalement, de plonger l'échantillon rapidement dans le calorimètre, et de bien l'isoler thermiquement de l'air ambiant pendant la mesure ?
Indication
Solution détaillée
2. On isole : Cette valeur est très proche de celle du cuivre (). 3. En tenant compte de la valeur en eau du calorimètre, l'eau et le récipient reçoivent ensemble la chaleur cédée par le métal : La correction augmente légèrement : en négligeant la valeur en eau du calorimètre à la question 2, on sous-estimait la quantité de chaleur réellement cédée par le métal (une partie servait aussi à chauffer le récipient), et donc on sous-estimait . 4. Toute la méthode repose sur l'hypothèse d'un système isolé pendant la durée de la mesure : plonger l'échantillon rapidement limite le temps pendant lequel il peut échanger de la chaleur avec l'air ambiant avant d'atteindre l'eau, et bien isoler le calorimètre limite les pertes vers l'extérieur pendant que l'équilibre s'établit. Toute fuite thermique non comptabilisée fausserait le bilan de la question 1 et donc la valeur déduite de ; c'est exactement le genre de soin expérimental qu'apportaient déjà Black, puis Lavoisier et Laplace avec leur calorimètre à glace.