Solution
Question 1. De
cP=γcV et de
cP−cV=R, on obtient
cV(γ−1)=R, d'où les deux formules.
Question 2. Adiabatique :
δQ=0, donc
dU=δW, soit
ncVdT=−PdV=−VnRTdV. Avec
cV=R/(γ−1) :
TdT=−(γ−1)VdV.
En intégrant : lnT+(γ−1)lnV=cste, c'est-à-dire TVγ−1=cste.
Question 3. En substituant
T=PV/(nR) il vient
PVγ=cste puisque
n est constant. En substituant
V=nRT/P, on obtient
T(PT)γ−1=cste, et donc
TγP1−γ=cste. Question 4. Le plus simple est d'utiliser la loi de Laplace
TVγ−1=cste, qui donne :
TiViγ−1=TfVfγ−1, soit
Tf=Ti2−(γ−1)=300×2−2/3≈189 K. À noter qu'il faut bien mettre la température en kelvins dans ce calcul pour ne pas faire d'erreur ! On en déduit
ΔT=Tf−Ti≈−111 K. Pour le travail, comme
Q=0 :
W=ΔU=23RΔT≈23×8,314×(−111)≈−1,4 kJ.
W<0 : le gaz fournit du travail à l'extérieur pendant la détente. Ne pouvant le prélever sur aucune source de chaleur (Q=0), il puise dans son énergie interne, d'où le refroidissement ΔT<0.
Question 5. En différenciant
PV=cste :
(dVdP)isoT=−VP. En différenciant
PVγ=cste :
(dVdP)adiab=−γVP. L'adiabatique est
γ fois plus pentue que l'isotherme : comprimer sans évacuer la chaleur fait monter la pression plus vite, car la température augmente aussi.